Hier, j’ai regardé « American Psycho », film dirigé par Mary Harron, adapté d’une nouvelle de Bret Easton Ellis. Le film était plutôt ok. Christian Bale était très bon dans le rôle de Patrick Bateman. 
La dernière phrase du film m’a fait pas mal gamberger. J’ai trouvé ça brillant. Je vous la retranscris ici :

« There are no more barriers to cross. All I have in common with the uncontrollable and the insane, the vicious and the evil, all the mayhem I have caused and my utter indifference toward it I have now surpassed. My pain is constant and sharp, and I do not hope for a better world for anyone. In fact, I want my pain to be inflicted on others. I want no one to escape. But even after admitting this, there is no catharsis; my punishment continues to elude me, and I gain no deeper knowledge of myself. No new knowledge can be extracted from my telling. This confession has meant nothing. »

Est-ce inscrit dans la nature d’une histoire que de faire évoluer son personnage principal vers une amélioration ?
Est-ce comme ça dans la vie ? Sors t-on toujours victorieux de nos histoires ? Je ne crois pas. Beaucoup de choses que nous vivons ne servent à rien et ne sont pas destinées à nous faire évoluer.  Pourquoi alors ne pas retranscrire ça dans nos histoires ?
Pourquoi est-ce si important de montrer, dans nos histoires, que l’on apprend quelque chose de nos vies ? Pourquoi ce modèle est-il alors devenu un paradigme qu’on retrouve dans la plupart des productions contemporaines (et pas que) ?  Alors, peut-être cela aide-t-il le spectateur ? Mais comment ? Guide-t-on le lecteur en lui proposant une direction et un personnage auxquels s’identifier ? Est-ce une bonne chose ? Raconter des histoires ne sert-il qu’à ça ?

 
 
 
 
 
Cet espace a pour objectif de faire partager mes réflexions, mes interrogations et mes avancées sur l’art de raconter des histoires. Les commentaires sont les bienvenus, je n’y arriverai pas tout seul.
 
Pour commencer, dans le prochain post, vous retrouverez en téléchargement, parties par parties,  l’intégralité du mémoire de Master 1 que j’ai effectué sur le phénomène de la katharsis à partir des corpus d’Aristote, Gadamer et Ricoeur.
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mai 10, 2013

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